Presque végétarienne

Hello tout le monde !
Quelques uns d’entre vous m’ont demandé si je ne devenais pas végétarienne. Et bien je ne savais pas trop quoi répondre, et c’est en y regardant de plus près que je m’aperçois que j’ai  beaucoup diminué mes quantité de viande.

Plat végétarien

Donc j’écris aujourd’hui au sujet de mon alimentation qui est en train de changer pas mal finalement.

Lorsque j’étais petite j’ai commencé à manger de la viande comme beaucoup d’enfants, sans de problème, puis, vers l’âge de 4 ans, lorsque j’ai compris que la viande dans mon assiette était en fait des animaux, ça m’a dégoûté. Mes parents ont accepté et ne m’ont pas forcée. Malgré mes 3 frères et soeurs, mes parents ne se sont pas dit « on ne va pas se prendre la tête, même menu pour tout le monde, tu nous embête avec tes histoires d’animaux » ou truc du genre, non ils ont fait preuve de compréhension et je mangeais comme eux, mais sans la viande. Ma mère cuisinait beaucoup et très varié, donc je n’ai manqué de rien, et n’ai jamais eu de carence alimentaire. Petit à petit j’ai bien voulu manger de nouveau de la viande de volaille, et bien plus tard, vers mes 10 ans j’ai pu accepter de nouveau la viande rouge, mais très cuite, car le goût et la vue du sang me répugnait. Et encore un peu plus tard, le poisson faisait parti de mes menus.

J’ai beaucoup accompagné ma maman lors de ses courses chez le maraîcher et le boucher par exemple. Chaque fois, dans cette boutique rouge et cette vue de la chair étalée partout, ses têtes découpées et autres parties animales inanimées me faisaient froid dans le dos. Rentrée à la maison, il m’était impossible de manger un lapin ou poulet si je l’avait vu entier avant. Pour manger, fallait que j’oublie que l’aliment qui était dans mon assiette était en fait un animal.

Une fois sortie du nid familial, il a bien fallu que je me fasse à manger ! Et oui ! Je n’ai, dix ans après avoir quitté la maison de mes parents, jamais cuisiné de lapin, les poulets entiers se comptent sur les doigts d’une main. À l’époque où je faisais mes courses en grande surface, je me servais au rayon boucherie en self-service et prenait des steaks hachés de boeufs, cuisses et ailes de poulets, et escalopes de dinde. Donc en barquette ! Je me suis rendue compte que toute la viande que je mangeais était en barquette, je ne les voyais pas comme des animaux mais comme n’importe quel produit/aliment du magasin. Je crois que cela à joué un rôle important dans ma consommation de viande. Comme si la grande distri avait pu donner une dimension « objet » à la viande, comme si le fait qu’elle soit découpée en petite portions et emballée la vidait de sa dimension animale. L’acheter sous cette forme la rendait moins « repoussante » à mes yeux et rendait sa consommation possible.

Il y a un an et demi maintenant, avec Ludovic, nous avons enclenché progressivement un mode de vie visant à baisser notre production de déchets domestique. Et qui dit mode de vie Zérodéchet dit dimanche au marché ! Donc retour chez le boucher ! Un vrai de vrai avec toutes les bestioles quasi entières sous notre nez ^^, et cette couleur rouge et rose de partout qui me mettait de nouveau mal à l’aise. Bref les végétariens et vegans doivent probablement voir de quoi je parle ^^ Mais il fallait bien manger me diriez-vous ! Et puis j’avais appris petite à passer au dessus ce dégoût pour manger de bons petits plats cuisinés maison, donc c’est pas à presque 30 ans que j’allais fléchir non ?

presque végétarienne

D’articles en reportages sur la surconsommation de viande, son impact dévastateur pour notre environnement et sur la cruauté sans limite subie par ces animaux, j’ai commencé à me dire que mes sentiments «enfantins et naïfs » de petite fille n’étaient peut-être pas si anodins et avait complètement du sens. La communauté Instagram m’a permis entre autre de tomber un peu par hasard au début sur des comptes de blogueur/ses végétariennes ou végans vivant tout à fait normalement et semblant assumer à fond ce mode de vie et de pensée, puis je me suis mise à les suivre. Je trouvais que mes convictions ressemblaient aux leurs. Mon cercle d’amis s’élargissant, j’ai pu rencontrer 3 personnes végétariennes, qui semblaient parfaitement en bonne santé, heureuses de vivre, avec des moteurs différents, l’une en rapport avec la souffrance animale, l’autre par soucis écologique. J’ai pu rencontrer il y a quelques mois une personne adorable et très impliquée dans son quotidien pour une vie plus seine et respecteuse de l’environnement c’est Derya du blog Beauté Bordelaise qui est elle aussi végétarienne. Allez voir son blog qui est plein de bonnes idées, de recettes beauté, zéro déchet et un sentiment de zénitude qui se dégage de ce blog fait beaucoup de bien ! Il y a aussi une vague de termes et de régimes sans viande en tout genre partout sur la toile, dans les magazines et réseaux sociaux qui se démocratisent. Bref, tout un ensemble de personnes, démarches et peut-être tendances qui m’influencent positivement. Il y aussi le régime flexivore, auquel je m’identifie pas mal. Voici une petite définition glanée sur le site de Consoglobe qui résume très bien l’idée : le flexitarisme consiste à manger moins de viande et plus de végétaux sans pour autant être végétarien. Le flexitarien s’accorde le droit occasionnellement de manger du poisson ou de la viande, que cela soit par envie, par praticité (lors d’une invitation à un repas entre amis) ou même par plaisir. Voici l’article complet. En gros ce sont des personnes qui tendent à devenir végétariens en s’accordant des « écarts ». Je fais le parallèle avec le Zéro déchet, dans l’absolu, je produis toujours quelques déchets, mais je fais en sorte d’organiser mon quotidien pour en produire le moins possible. Je pense rentrer dans la définition du flexitarien, car il peut se passer plus d’une semaine sans que je ne mange de viande, et quand ça arrive c’est quand je suis invitée, ou au restaurant et qu’il n’y a pas de plat végétarien par exemple. Je n’en cuisine presque plus, ou sous forme de jambon dans des oeufs cocottes par exemple. Nous faisons également très attention à la provenance de nos aliments, en privilégiant le local et le bio. Je remarque que ma tendance à ne pas manger de viande s’accentue de semaines en semaines, sans que j’y pense trop.

Vache dans les près

Je suis à la fois contente d’assumer de plus en plus ce choix, de respecter mon souhait sans craindre de gêner ou vexer, mais aussi d’agir sur un autre levier de lutte pour la protection de l’environnement. Je suis aussi ravie de découvrir de nouvelles recettes avec de nouveaux aliments. Je trouve la cuisine végétarienne super diversifiée et très créative, je m’amuse à acheter de nouveaux trucs, à apprendre à les préparer et à les déguster.

C’est pour ça aussi que vous verrez de temps en temps sur ce blog des recettes végétariennes découvertes et revisitées que j’ai pu apprécier. J’espère ne pas vous avoir perdu avec ce looooong article ! Merci de m’avoir lue. C’était un article très plaisant à écrire et agréable à vous partager. N’hésitez pas à réagir dans les commentaires et à partager votre expériences et remarques !!

À très vite !

Burger Végétarien et sa galette de pommes de terre

Recette de burger végétarien et sa galette de pomme de terres en guise de steak.

Recette burger végétarien

C’est la recette que je préfère pour l’instant, car pas besoin de beaucoup d’ingrédients, rapide à préparer, possibilité de réaliser cette recette à 100% Zérodéchet ! Ou devrais-je dire 0% de déchets, ahah !

Pour 4 personnes

Ingrédients :

  • des pains burgers
  • 6 grosses pommes de terre
  • 2 oignons
  • sel et poivre
  • 3 cuillères à soupe de farine
  • 1 oeuf
  • gorgonzola
  • sauce de votre choix

Accompagnements :

  • 1 demi choux rouge
  • salade (mâche + roquette pour ma part)
  • sauce vinaigrette

1. Éplucher les pommes de terre et oignons, les râper.
Les essorer (prendre par poignée et essorer entre vos mains) pour retirer l’excédent d’eau.

2. Mettez les dans un grand bol, ajouter la farine, l’oeuf, sel et poivre. Mélangez.

3. Faites bien chauffer trois cuillères à soupe d’huile de tournesol dans une poêle. Déposez votre préparation par paquets dans votre poêle, sous forme de galette. Faire dorer un côté puis l’autre en les retournant délicatement.

4. Pendant la cuisson, coupez votre choux rouge et préparer votre salade

Préparer votre sauce vinaigrette (huile de tournesol, crème fraîche, vinaigre balsamique, moutarde, sel, poivre, allonger avec un peu d’eau = de la bombe)

Répartissez la gorgonzola sur les parties inférieurs de vos burgers, mettez les burgers ouverts, entiers sur une plaque au four à 150°C pour faire fondre le fromage et faire dorer vos pains 5 minutes max pour ne pas que le pain ne se dessèche.

Installer vos galettes dans vos burgers, ajoutez la sauce de votre choix (ketchup, moutarde, mayonnaise maison…). Dressez vos assiettes avec les accompagnements.

Bonne dégustation de votre burger végétarien et sa galette de pomme de terre les amis !

Astuces pour le faire en zéro déchet : prenez vos pains chez le boulanger. Pour ma roquette + mâche, j’ai été au Jardin de Roumagne (agriculture biologique depuis 2000)